Maestranza de Seville, 13ème de la féria
Blessure de Curro Diaz, grosse envie de Juan Mora et Fandila comme d’habitude..... Cinq Manolo Gonzalez complétés par un Salvador Domecq, ternes et décastés pour la plupart. Le sixième dans d’autres mains aurait dû repartir sans ses oreilles, mais bon ...........
Dax 17 août, 5ième de feria
Que dire ? quels mots, quels adjectifs inventer ?
Quand le Juli est là , c’est tout simplement grand ! Torero du siècle c’est sûr ! Ovation majuscule ! 8000 personnes scandant Torero ! Torero !
Il y a le Juli et les autres ! Un point c’est tout ! Trois oreilles et sortie par la Puerta Grande du Parc Théodore Denis
Miguel Angel Perrera coupe une oreille à son premier dans son style si personnel , c’est à dire en toréant très vertical et très près. Ne voulant pas être en reste, il instrumenta à son second le plus noble de l’envoi, une grande faena plus profonde, plus classique. Deux pinchazos et une entière firent tomber une autre oreille. Vuelta au toro de la Quinta !
Curro Diaz , pour sa part eut quelques difficultés avec son premier qui le désarma deux fois et le poursuivit aux planches. Il réussit quand même une bonne faena et tua mal.Il ne démérita pas à son second.
Toros de la Quinta. Vuelta du 6ième et du Mayoral
Curro Diaz : Salut et ovation
El Juli : une oreille et deux oreilles
Miguel Angel Perera : une oreille une oreille
Dax le 16 août, 4ième de feria
Le Cid semble revenir à son meilleur niveau . Il a coupé les deux oreilles à son second toro du Pilar. Il cisela une faena pleine, profonde et très templée conclue d’une très bonne entière.
Sebastien Castella ne s’est pas fait que des amis cet après-midi. Il ne semble pas être dans une bonne passe.
Luis Bolivar montra quelques dispositions mais ses opposants s’éteignirent assez vite.
Toros d’el Pilar :Valse de sobreros : le cinquième remplacé par un Moise Fraile imprésentable, remplacé par un Conde de Mayalde
El Cid : Silence et deux oreilles
Sebastian Castella : Silence et silence .
Luis Bolivar : silence et silence
Dax, 15 août, 3ième de feria
Les toros do Conde de Mayalde très bien présentés pour la plupart ont donné du jeu et de la transmission avec quelques difficultés pour les Toreros. Le second fut remplacé par un Bañuelos très armé et encasté.
Des charges violentes et répétées permirent à Sergio Aguilar de construire une faena de grande qualité. Une superbe entière fit tomber une oreille du Palco. Son second fut trop fade pour que sa faena là encore bien au-dessus du toro, ne lui permette un quelconque trophée.
Rafaelillo, avait envie de triompher, en tout cas c’est l’impression qu’il donna à son premier un toro difficile. A son second, il instrumenta un faena plus valeureuse qu’esthétique et si l’acier avait été au rendez-vous, il aurait sûrement coupé.
Mehdi Savalli ne se fit entrevoir qu’aux banderilles, pour le reste ce fut assez transparent.
Toros du Conde de Mayalde et un de Bañuelos (le second)
Rafaelillo : Silence et Salut
Sergio Aguilar :oreille et salut
Medhi Savalli :silence et silence
Dax, 14 août, 2 ième de Feria
Les jours se suivent et ne ressemblent pas et les toros non plus. Une corrida de Victorino petite mais en pointe a beaucoup transmis et donné l’émotion comme elle faisait il y encore quelques années. (le sorcier a du retrouver la formule magique).
Diego Urdiales a fait une démonstration de son entrega et de ses qualités sur ce sable qui l’a vu consacré Matador il y a une dizaine d’années.
Alberto Aguilar a touché le meilleur lot et fait de jolies choses, mais il perd régulièrement les trophées à l’épée, sans ça il aurait accompagné son compañero à hombros
José Luis Moreno réalisa de très belles séquences mais son style ne convient peut-être pas à un public de feria.
Toros de Victorino Martin ; vuelta al ruedo du 3ième toro
Jose Luis Moreno : silence et silence
Diego Urdiales : oreille et oreille
Alberto Aguilar : oreille et vuelta

Mont-de-Marsan, mardi 3ème de féria
6 toros de La Quinta ; tour de piste au premier.
Antonio Jao Ferreira en neige et or : une oreille et tour de piste après 2 avis.
El Fundi en Havane et or : une oreille et une oreille.
Julien Lescarret en ébène et or : une oreille et salut.
Salut des banderilleros "El Chano" et Manolo de Los Reyes
Sortie en triomphe du mayoral et de El Fundi.
¾ d’arène.
Les aficionados peuvent allumer un cierge à l’autel de Santa Coloma cet encaste (origine) trop rare qui a trouvé dans le lot de La Quinta présenté hier au Plumaçon sa plus pure expression. Un lot très bien présenté, bien dans ce type très caractérisé, aux cornes parfaites (on voit la différence…), aux robes grises (entrepelado) propre à l’origine. Un ensemble qui est allé 13 fois au cheval avec rage et qui ensuite a donné un jeu vibrant, les La Quinta répétant leurs charges sans se lasser et sans la naïveté propre à des lignées que l’on qualifiera de plus commerciales.
Antonio Jao Ferreira, le jeune portugais qui a ses habitudes dans notre région, prenait l’alternative. Un jour capital pour un jeune matador, que d’aucun avait enterré avant même de l’avoir vu. Il surprit agréablement le conclave. Beaucoup de classe avec la cape maniée élégance, dans le bon tempo et dans un style classique. Ses deux faenas furent construites dans la même veine : de longues séries à droite et à gauche sans déchets, ni concessions en gardant bien la tête dans les plis de flanelle avec un sens du rythme et une esthétique qui toucha le public. Il tua bien son premier mais faillit au dernier et passa ainsi à côté d’un gros succès.
El Fundi encadra la jeune classe avec sa maestria habituelle. Un lot complexe lui échut et il se tirera d’une situation difficile avec habileté plus que sincérité. Grand professionnel il déclancha les acclamations du tendido 6 : « Torero ! Torero ! ». Ceci dit on a vu le torero de Fuenlabrada plus sincère et profond. La générosité du palco lui permit de couper deux oreilles et de sortir en triomphe.
Julien Lescarret a totalement justifié une présence contestée par certains. Très décidé il profita des bonnes intentions de son premier toro dans des séquences bien maîtrisées. Le public manifesta son soutien au landais en scandant « Julien ! Julien ! ». Il le méritait bien le bon torero landais qui tua d’une entière en se mouillant les doigts. Il se débarrassa de son second, le moins bon de l’envoi, vite immobile, avec dignité et salua. Grande tarde de toros !
Pierre Vidal
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Le matin : 2 oreilles pour Rodriguez
Mont-de-Marsan mardi matin : 6 novillos de Bucaré. Alberto Lamelas : 1 oreille et silence Juan Luis Rodriguez : silence après 2 avis et 2 oreilles. Miguel Tendero : silence et silence.