Lundi 5 juillet Novillos de Marqués de Domecq para Cristian Escribano, Juan del Álamo et Diego Silveti.
6 juillet. Toros de Fermín Bohórquez rejoneadores Fermín Bohórquez, Pablo Hermoso de Mendoza et Sergio Galán.
7 juillet. Toros de Peñajara : Diego Urdiales, Luis Bolívar et Salvador Cortés.
8 juillet. Toros de Cebada Gago : Francisco Marco, Sergio Aguilar et Morenito de Aranda.
9 juillet. Toros de Fuente Ymbro : Antonio Ferrera, Oliva Soto et Rubén Pinar.
10 juillet. Toros de Dolores Aguirre : David Mora, Joselillo et Iván Fandiño.
11 juillet. Toros de Miura : Juan José Padilla, Rafaelillo et Javier Valverde.
Lundi 12 juillet. Toros de Victoriano del Río : Curro Díaz, El Juli et Alejandro Talavante.
13 juillet. Toros de El Pilar : El Cid, El Fandi et Miguel Tendero.
14 juillet. Toros de Jandilla : El Juli, Castella y Perera.
Une amie du club dispose de quelques abonnements bien placés pour Pampelune et pour la feria de Dax.
Pour tout renseignement , la contacter au 04 42 23 10 31 ou au 06 13 67 75 03.

L’exemple de Devret passé sans complexe des barreras Nîmoises aux bataillons anti-taurins est frappant. Tout est bon pour ces gens sans cause réelle mais en quête de reconnaissance, y compris les contre-vérités les plus patentes comme cette dernière de dire que la République Espagnole avait interdit la corrida. Mensonge, trahison, traitrise, l’appât du gain, car il s’agit de cela, justifie tout. Les abolitionistes ont trouvé le bon filon. Ils se font du gras sur le dos des gogos. C’est un buisness vieux comme le monde...
Cela appelle quelques remarques : quand la patrie est en danger il s’agit de serrer les rangs. Personne ne détient la vérité. Il n’y a pas d’école supérieure à une autre, d’arène meilleure, de ville bénie, d’organisateur qui ait la science infuse ; bref de vérités révélées. Rangeons les couteaux et gardons nos cartouches pour la bonne cause. Concrètement, cessons les querelles subalternes, faisons en sorte de remplir les tendidos de nos arènes, amenons les jeunes, unissons nous, faisons la part qui leur revient aux femmes. Des efforts ont été faits dans ce sens (singulièrement dans le sud-ouest) : il faut aller plus loin, plus vite. C’est le seul combat qui vaille.
Ce contexte sombre pour la fiesta donne toute sa dimension au geste de José Tomas dimanche à Barcelone : combattre six toros dans l’antre des anti-taurins. Cela dépasse largement le cadre du mundillo. Le public (le grand à tous les sens du mot) ne s’y trompe pas et, dans un contexte de crise pourtant, Tomas est le roi de la revente. Parce que sa tauromachie est basée sur la prise de risque, l’engagement total, le courage sec, elle fascine les masses ; elle donne un sens profond à l’acte de toréer. On peut lui préférer X ou Y, il est le seul à provoquer un tel élan en faveur de la cause que nous défendons. En ce sens il est unique et somme toute providentiel.
Tomas a le sens des responsabilités. Il aurait pu se retirer milliardaire. Son retour a redonné une bouffée d’oxygène aux aficionados catalans. Sa rareté fait sa force. Son refus de se laisser téléviser son mystère. La vérité de son toreo et ses blessures sa grandeur. Il est déjà entré dans l’histoire et son rendez-vous de Barcelone est un acte de foi dans l’avenir de la corrida.
Pierre